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60 femmes inspirantes

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Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Minerva Mirabal

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Minerva Mirabal

République dominicaine · Diplômée en droit, militante politique

S’ils me tuent, je lèverai les bras depuis ma tombe et je serai plus forte

Son histoire

12 mars 1926, Ojo de Agua (Salcedo) – assassinée le 25 novembre 1960

Opposante au dictateur Rafael Trujillo, dont elle aurait repoussé les avances, elle voit sa famille persécutée. Diplômée en droit en 1957, elle est empêchée d'exercer. En 1959, elle cofonde avec son mari le Mouvement du 14 juin, organisation clandestine contre la dictature, où elle prend le nom de « Mariposa » (papillon). Emprisonnée à plusieurs reprises, elle est assassinée le 25 novembre 1960 avec ses sœurs Patria et María Teresa par des agents du régime, qui maquillent le crime en accident.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Le meurtre des sœurs Mirabal indigne le pays et précipite la chute de Trujillo, assassiné six mois plus tard. En 1981, les féministes d'Amérique latine choisissent le 25 novembre comme journée de lutte contre les violences faites aux femmes. En 1999, l'Assemblée générale de l'ONU en fait la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, point de départ des « 16 jours d'activisme ».

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Ahlem Belhadj

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Ahlem Belhadj

Tunisie · Pédopsychiatre, professeure de médecine, militante féministe

La liberté des femmes est un indicateur essentiel de la santé démocratique d’un pays

Son histoire

Date non communiquée

Pédopsychiatre et professeure à la faculté de médecine de Tunis, militante depuis ses années étudiantes, elle s'engage à l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qu'elle préside de 2011 à 2013, pendant la transition démocratique. Elle fait alors partie des figures de la société civile qui défendent les acquis des Tunisiennes face aux tentatives de remise en cause.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

En 2012, elle mène la mobilisation contre un projet de constitution qui présentait la femme comme « complémentaire » de l'homme. La Constitution de 2014 consacre finalement l'égalité et engage l'État à éliminer les violences faites aux femmes. L'ATFD, qui gère un centre d'écoute pour les victimes depuis les années 1990, contribue ensuite à l'adoption de la loi organique de 2017 contre les violences faites aux femmes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Aïcha Ech-Chenna

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Aïcha Ech-Chenna

Maroc · Infirmière, assistante sociale, militante

Apprenez à vos filles à être indépendantes et libres, aucun homme ne pourra entraver leur route sauf si elles le désirent

Son histoire

14 août 1941, Casablanca – décédée le 25 septembre 2022

Infirmière et éducatrice sanitaire, elle découvre le sort des mères célibataires, rejetées par leur famille et par la société marocaine. En 1985, elle fonde l'Association Solidarité Féminine, qui les accueille, les forme à des métiers (restauration, boulangerie, hammam) et garde leurs enfants pour leur permettre de travailler. Elle raconte leurs histoires dans Miseria (1996). Elle reçoit en 2009 le prix Opus, doté d'un million de dollars, et devient une figure majeure de l'action sociale au Maroc.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Beaucoup des mères célibataires qu'elle accueille sont victimes de viol, d'inceste ou d'abandon. En brisant le tabou des violences sexuelles, elle affronte les critiques des milieux conservateurs et même des menaces. Elle plaide pour la reconnaissance de la paternité, les droits des enfants nés hors mariage et l'autorisation de l'avortement en cas de viol ou d'inceste.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Alena Popova

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Alena Popova

Russie · Juriste, femme politique d'opposition, militante des droits des femmes

Nous avons besoin d’une loi claire qui protège chaque femme dans son foyer ; la sécurité ne doit pas être un luxe

Son histoire

Vers 1983, Iekaterinbourg

Diplômée en droit et en journalisme des universités de Moscou, elle s'engage dans l'opposition et fonde le projet « Protéger les femmes ». En 2018, elle est interpellée grâce à la reconnaissance faciale et attaque ce système devant la Cour européenne des droits de l'homme. Candidate à la Douma en 2021, elle est déclarée « agent de l'étranger » par les autorités russes en 2022. Elle poursuit ses travaux sur l'autoritarisme numérique à Harvard puis au Wilson Center.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Après la dépénalisation partielle des violences domestiques en Russie en 2017, elle devient la principale militante pour une loi de protection des victimes, dont elle est coautrice. Sa pétition recueille plus de 950 000 signatures. En 2019, elle lance avec l'influenceuse Alexandra Mitroshina le mouvement « Je ne voulais pas mourir », où des milliers de femmes publient des photos d'elles maquillées de faux coups.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Alice Milliat

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Alice Milliat

France · Institutrice, traductrice, dirigeante sportive

Le sport féminin mérite la même reconnaissance, la même visibilité et le même respect

Son histoire

5 mai 1884, Nantes – décédée le 19 mai 1957

Pratiquante d'aviron, elle préside le club Fémina Sport puis, en 1919, la Fédération des sociétés féminines sportives de France. Face au refus du CIO d'ouvrir l'athlétisme aux femmes, elle fonde en 1921 la Fédération sportive féminine internationale et organise dès 1922 à Paris les premiers Jeux mondiaux féminins, suivis de trois autres éditions. Sous cette pression, le CIO ouvre plusieurs épreuves d'athlétisme aux femmes aux Jeux d'Amsterdam en 1928. Sa statue dorée figurait parmi les dix femmes célébrées lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024.

Focus : son engagement pour les femmes

Alice Milliat n'a pas mené de combat spécifique contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein. Son combat visait l'exclusion des femmes du sport, justifiée à l'époque par de prétendues raisons médicales et morales. En revendiquant le droit des femmes à disposer librement de leur corps sur les stades, elle a posé les bases de l'égalité dans le sport et reste une référence pour les sportives d'aujourd'hui.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Alice Nkom

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Alice Nkom

Cameroun · Avocate

La justice ne doit jamais reculer devant les traditions ou la peur. Tant que le droit ne protège pas les plus vulnérables contre l’arbitraire et la violence, notre démocratie reste inachevée

Son histoire

14 janvier 1945, Poutkak (région du Littoral)

Inscrite au barreau de Douala en 1969, à 24 ans, elle est l'une des toutes premières avocates du Cameroun. En 2003, elle fonde l'ADEFHO, association de défense des personnes homosexuelles, alors que l'homosexualité est pénalisée dans son pays. Elle défend depuis de nombreuses personnes poursuivies ou emprisonnées pour leur orientation sexuelle, malgré les menaces. Elle reçoit en 2014 le prix des droits humains d'Amnesty International Allemagne et s'engage au sein du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC).

Focus : son engagement pour les femmes

Tout au long de sa carrière, elle a défendu des personnes vulnérables, dont des femmes, des enfants des rues et de jeunes victimes de violences policières, et mobilisé des femmes pour les inciter à s'inscrire sur les listes électorales. Son combat le plus connu vise les violences et arrestations arbitraires subies par les personnes LGBT, femmes comprises. Elle est aujourd'hui elle-même poursuivie en justice, avec la militante Maximilienne Ngo Mbe, dans l'affaire du REDHAC.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Ameenah Gurib-Fakim

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Ameenah Gurib-Fakim

Maurice · Scientifique (biodiversité, chimie organique), ancienne présidente de la République

L’accès des femmes aux carrières scientifiques est indispensable pour résoudre les défis complexes de notre siècle

Son histoire

17 octobre 1959, Surinam (Maurice)

Diplômée en chimie de l'Université du Surrey et docteure de l'Université d'Exeter, elle devient professeure de chimie organique puis doyenne et vice-rectrice de l'Université de Maurice. Spécialiste des plantes médicinales, elle reçoit en 2007 le prix L'Oréal-UNESCO pour les femmes et la science. En 2015, elle devient la première femme élue présidente de la République de Maurice. Elle démissionne en 2018 dans le contexte d'une controverse financière.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucune campagne spécifique d'Ameenah Gurib-Fakim contre le cancer du sein n'est documentée. Elle s'est en revanche exprimée sur les violences basées sur le genre à Maurice, notamment en 2022 dans le cadre du projet international United4Her. Elle y dénonce le patriarcat de la société mauricienne, les attaques qu'elle a subies en tant que femme au pouvoir, et plaide pour des quotas afin d'augmenter la représentation des femmes en politique.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Andy Yentriyani

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Andy Yentriyani

Indonésie · Militante des droits des femmes, présidente de Komnas Perempuan

L’élimination des violences faites aux femmes exige un engagement de toute la société

Son histoire

Date non communiquée

Engagée de longue date dans la défense des droits des femmes, elle est commissaire puis, à partir de 2020, présidente de Komnas Perempuan, la Commission nationale indonésienne sur la violence à l'égard des femmes. À ce poste, elle porte les priorités de l'institution : les femmes en situation de conflit et de catastrophe, les femmes détenues, les violences sexuelles et les droits des travailleuses, notamment des employées de maison.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle mène le plaidoyer qui aboutit en 2022 à l'adoption de la loi n° 12 sur les crimes de violence sexuelle (UU TPKS), après des années de blocage, et veille ensuite à sa mise en œuvre. Elle soutient aussi la réglementation de 2021 contre les violences sexuelles dans les universités. Elle encourage les victimes à porter plainte et voit dans la hausse des signalements le signe qu'elles osent davantage parler.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Angèle Rawiri

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Angèle Rawiri

Gabon · Romancière

Les femmes africaines portent souvent le poids des silences, des traditions et des injustices. Mais elles portent aussi une immense force de transformation

Son histoire

29 janvier 1954, Port-Gentil – décédée en 2010

Première romancière gabonaise, elle publie Elonga en 1980, puis G'amèrakano, au carrefour (1983), qui dépeint l'aliénation d'une jeune femme fascinée par les modèles occidentaux. Son troisième roman, Fureurs et cris de femmes (1989), est considéré comme son œuvre majeure. Par son écriture, elle a ouvert la voie à la littérature féminine au Gabon et en Afrique centrale.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Ses romans décrivent sans fard la condition des Gabonaises : stigmatisation des femmes stériles, pression de la belle-famille, violences conjugales et psychologiques, domination patriarcale. Fureurs et cris de femmes fait entendre la colère d'une épouse broyée par ces violences et aborde des sujets alors tabous comme la sexualité féminine. Son œuvre reste étudiée comme un témoignage littéraire majeur sur les violences faites aux femmes en Afrique.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Bochra Belhaj Hmida

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Bochra Belhaj Hmida

Tunisie · Avocate, femme politique

Les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis ; ils doivent être constamment défendus

Son histoire

1955

Avocate, elle cofonde l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), qu'elle préside dans les années 1990, et défend de nombreuses victimes de violences et de discriminations. Élue députée en 2014, elle préside en 2017-2018 la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (COLIBE). Son rapport propose notamment l'égalité dans l'héritage, la dépénalisation de l'homosexualité et l'abolition de la peine de mort, ce qui lui vaut de violentes attaques et des menaces de mort.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Tout au long de sa carrière d'avocate, elle accompagne des femmes victimes de violences conjugales et sexuelles. Députée, elle défend la loi organique n° 58 de 2017, qui reconnaît toutes les formes de violence (physique, sexuelle, économique, politique) et supprime la possibilité pour un violeur d'échapper aux poursuites en épousant sa victime mineure.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Caddy Adzuba

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Caddy Adzuba

République démocratique du Congo · Journaliste, juriste

Le viol utilisé comme arme de guerre est une destruction programmée de la dignité humaine

Son histoire

1981, Bukavu

Juriste de formation, elle devient journaliste à Radio Okapi, la radio des Nations unies en RDC, et milite au sein de l'Association des femmes des médias du Sud-Kivu. Dans l'est du pays, ravagé par les conflits armés, elle recueille et diffuse les témoignages des femmes victimes, au péril de sa vie. Menacée à plusieurs reprises, elle poursuit son travail. En 2014, elle reçoit le prix Princesse des Asturies de la Concorde.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle dénonce sans relâche l'usage du viol comme arme de guerre dans l'est de la RDC, où des dizaines de milliers de femmes et de filles ont été violées. Ses reportages donnent la parole aux survivantes, brisent le silence qui les entoure et réclament justice contre l'impunité des auteurs. Elle plaide aussi, sur la scène internationale, pour la prise en charge médicale, psychologique et la réinsertion des victimes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Canan Güllü

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Canan Güllü

Turquie · Militante des droits des femmes, présidente de la TKDF

Chaque féminicide est un échec collectif que nous devons refuser d’accepter

Son histoire

Date non communiquée

Militante depuis l'enfance, marquée par les filles privées d'école qu'elle a côtoyées en Anatolie, elle préside la Fédération des associations de femmes de Turquie (TKDF), qui compte près de 190 sections et plus de 50 000 membres. Elle défend l'égalité femmes-hommes, la participation des femmes à la vie politique, à l'emploi et à l'éducation. En 2021, elle reçoit le prix international Women of Courage du département d'État américain.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

La TKDF a ouvert en 2007 la première ligne d'urgence pour les femmes victimes de violences en Turquie. Canan Güllü mène une vaste campagne pour l'application de la Convention d'Istanbul contre les violences faites aux femmes. Après le retrait de la Turquie décidé par le président Erdoğan en 2021, elle saisit le Conseil d'État et poursuit la mobilisation dans les 81 provinces du pays.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Deng Yaping

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Deng Yaping

Chine · Pongiste, docteure en économie, dirigeante

Le sport peut donner aux femmes confiance et indépendance

Son histoire

5 février 1973, Zhengzhou

D'abord écartée de l'équipe nationale en raison de sa petite taille (1,50 m), elle y entre en 1988 et domine le tennis de table mondial. Elle remporte quatre médailles d'or olympiques (simple et double en 1992 et 1996), soit dix-huit titres mondiaux et olympiques au total, avant de prendre sa retraite à 24 ans. Elle obtient ensuite un doctorat à l'Université de Cambridge, siège à la commission des athlètes du CIO et participe à l'organisation des Jeux de Pékin 2008. Elle a été élue athlète chinoise du siècle.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucun engagement public spécifique de Deng Yaping contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documenté. Son apport à la cause des femmes tient à son exemple : en triomphant malgré les préjugés liés à son physique, puis en réussissant dans les études et les instances dirigeantes du sport, elle est devenue un modèle pour des générations de filles en Chine.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Denise Ho

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Denise Ho

Hong Kong · Chanteuse, actrice, militante

Le silence n’est jamais une option face à l’injustice

Son histoire

10 mai 1977, Hong Kong

Élevée en partie à Montréal, elle remporte un concours de chant en 1996 et devient la protégée de la star Anita Mui, avant de s'imposer comme une figure de la cantopop. En 2012, elle fait son coming out, une première pour une chanteuse de ce niveau à Hong Kong. Arrêtée en 2014 lors du « mouvement des parapluies », elle est ensuite boycottée par la Chine et par certaines marques. Elle témoigne devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en 2019 et est arrêtée en 2021 dans l'affaire du média Stand News.

Focus : son engagement pour les femmes

Son combat porte principalement sur la démocratie et les droits des personnes LGBT, et non spécifiquement sur les violences faites aux femmes ou le cancer du sein. Ses chansons bousculent toutefois les normes de genre, ce qui lui vaut de figurer en 2016 parmi les 100 femmes de l'année de la BBC. En 2019, à Taipei, elle est aspergée de peinture rouge par un agresseur en pleine interview ; elle répond qu'elle ne reculera pas face à la violence.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Prof. Dr. Pia Wülfing

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Prof. Dr. Pia Wülfing

Allemagne · Gynécologue-obstétricienne, spécialiste du cancer du sein, entrepreneuse

Briser le tabou du cancer du sein à travers une communication positive et accessible permet de sauver des vies en transformant la peur en action préventive

Son histoire

Date non communiquée

Professeure spécialisée depuis plus de vingt ans dans le cancer du sein, en clinique comme en recherche, elle participe à la création du centre du sein de la clinique universitaire de Münster. Elle dirige ensuite pendant dix ans l'oncologie du Mammazentrum de Hambourg, l'un des plus grands centres du sein d'Allemagne. En pleine période de confinement, elle fonde la start-up PINK! Aktiv gegen Brustkrebs, qu'elle dirige aujourd'hui comme présidente-directrice générale.

Focus : son combat contre le cancer du sein

Constatant que les patientes manquent d'informations fiables et d'accompagnement, elle crée PINK! : un site d'information, un programme en ligne de soutien psycho-oncologique et l'application PINK! Coach (activité physique, nutrition, santé mentale, gestion des effets secondaires). En 2022, cette application devient la première application de santé numérique (DiGA) dédiée au cancer du sein remboursée sur prescription en Allemagne, admise définitivement en 2023.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Elza Pais

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Elza Pais

Portugal · Sociologue, femme politique (PS)

Aucune société ne peut accepter la violence comme une fatalité

Son histoire

Date non communiquée

Sociologue, elle préside de 2005 à 2009 la Commission pour la citoyenneté et l'égalité de genre et coordonne l'Année européenne de l'égalité des chances pour tous au Portugal en 2007. Secrétaire d'État à l'Égalité de 2009 à 2011, elle est ensuite députée socialiste jusqu'en 2022 et préside la sous-commission parlementaire pour l'égalité et la non-discrimination. Elle préside aussi les Femmes socialistes et a reçu en 2007 le prix Arc-en-ciel de l'ILGA pour son combat contre l'homophobie.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle est l'autrice d'ouvrages de référence : Homicide conjugal au Portugal (2010) et Une décennie pour l'égalité et contre la violence de genre (2015). Chercheuse sur les politiques publiques contre la violence domestique, elle rappelle au Parlement que celle-ci reste l'une des principales formes de criminalité au Portugal, avec plus de 26 000 signalements par an, et plaide pour une tolérance zéro.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Emma Holten

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Emma Holten

Danemark · Militante féministe, autrice

La violence contre les femmes ne commence pas toujours par un coup. Elle commence souvent par le contrôle, l’humiliation et la dépossession de leur dignité

Son histoire

1991

En 2011, sa messagerie est piratée et des photos intimes d'elle sont publiées sans son consentement sur des sites de « revenge porn ». Elle reçoit alors des milliers de messages humiliants et menaçants. En 2014, elle riposte avec le projet « Consent », publié dans le magazine danois Friktion : des photos d'elle nue, cette fois prises avec son accord, pour se réapproprier son corps. Le projet fait le tour du monde. Elle travaille aujourd'hui aussi sur l'économie du soin et publie Underværdsat en 2024.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Emma Holten a contribué à faire reconnaître le partage non consenti d'images intimes comme une forme de violence sexuelle, et non comme une simple atteinte à la vie privée. Son témoignage a nourri le débat au Danemark sur la sanction de ces pratiques et sur la responsabilité de ceux qui partagent les images. Elle intervient régulièrement pour dénoncer le harcèlement en ligne visant les femmes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Dame Eugenia Charles

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Dame Eugenia Charles

Dominique · Avocate, femme politique

Le leadership féminin ne doit jamais être considéré comme exceptionnel. Les femmes gouvernent avec autant de force et de compétence que les hommes

Son histoire

15 mai 1919, Pointe Michel – décédée le 6 septembre 2005

Première femme avocate de la Dominique, elle cofonde en 1968 le Dominica Freedom Party. En 1980, elle devient Première ministre, la première femme à diriger un gouvernement dans les Caraïbes, poste qu'elle occupe jusqu'en 1995 tout en étant ministre des Affaires étrangères. Surnommée la « Dame de fer des Caraïbes », elle soutient en 1983, comme présidente de l'Organisation des États de la Caraïbe orientale, l'intervention américaine à la Grenade. Elle est anoblie par la reine Elizabeth II en 1991.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucune action spécifique d'Eugenia Charles contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documentée. Son apport à la cause des femmes tient à son rôle de pionnière : pendant quinze ans à la tête de son pays, dans une région où la politique était un domaine presque exclusivement masculin, elle a démontré que les femmes pouvaient exercer le pouvoir au plus haut niveau et ouvert la voie à d'autres dirigeantes caribéennes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Fatou Baldé Yansané

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Fatou Baldé Yansané

Guinée · Dirigeante associative, haute fonctionnaire

Pour protéger une femme, il faut lui donner deux boucliers : une loi forte contre ceux qui l’agressent, et un système de santé accessible pour dépister la maladie avant qu’il ne soit trop tard

Son histoire

Date non communiquée

Fatoumata Baldé Yansané grandit à Boké et Dinguiraye, en Guinée, puis obtient un master d'administration économique et sociale à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Cofondatrice et secrétaire générale du Réseau des jeunes femmes leaders de Guinée, elle devient première vice-présidente du Conseil national des organisations de la société civile. Elle préside la Coalition des femmes leaders de Guinée (COFEL), est gouverneure du district 9101 du Rotary, puis cheffe de cabinet du ministère de l'Enseignement technique.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Consciente, dit-elle, de la vulnérabilité des femmes de son pays, elle a fondé la COFEL pour renforcer leur pouvoir d'agir et lutter contre les violences basées sur le genre. En 2022, elle a donné une conférence TEDx intitulée « Arrêter l'hémorragie des violences faites aux femmes », où elle appelle à une mobilisation collective, des familles aux institutions, contre ces violences.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Fawzia Koofi

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Fawzia Koofi

Afghanistan · Femme politique, militante des droits des femmes, autrice

L’éducation est l’arme la plus puissante contre l’extrémisme

Son histoire

1975, province du Badakhshan

Dix-neuvième enfant d'une famille de 23, elle fut abandonnée au soleil à sa naissance parce qu'elle était une fille. Elle survécut et devint la première fille de sa famille à aller à l'école. Les talibans interrompirent ses études de médecine en 1996 ; elle travailla ensuite pour l'UNICEF. Élue députée du Badakhshan en 2005, elle devint la première femme vice-présidente du Parlement afghan. En 2020, elle fit partie des rares femmes négociatrices face aux talibans à Doha et survécut à une tentative d'assassinat. Elle a publié ses mémoires, The Favored Daughter (2012).

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Présidente de la commission parlementaire des droits des femmes, elle défendit en 2013 la loi sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes (loi EVAW), que des députés conservateurs voulaient affaiblir. Ce texte criminalise le mariage forcé, le mariage des enfants et les violences conjugales. En exil depuis le retour des talibans en 2021, elle plaide pour la reconnaissance internationale de « l'apartheid de genre » imposé aux Afghanes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Franca Viola

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Franca Viola

Italie · Figure de la lutte contre les violences sexuelles

La dignité d’une femme ne se négocie pas et ne s’efface pas face à la violence

Son histoire

9 janvier 1948, Alcamo (Sicile)

En décembre 1965, à 17 ans, elle est enlevée par un prétendant éconduit, neveu d'un mafieux, qui la séquestre et la viole pendant huit jours. Selon la loi et la coutume de l'époque, elle aurait dû l'épouser pour « réparer » son honneur, ce mariage éteignant le crime. Soutenue par son père, elle refuse publiquement. Son agresseur est condamné à onze ans de prison. Elle épouse en 1968 l'homme qu'elle aime. Elle est faite Grand officier de l'ordre du Mérite de la République italienne en 2014.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Première Italienne à refuser publiquement le « mariage réparateur », elle devient un symbole national de la dignité des femmes face aux violences sexuelles. Son geste ouvre un long débat qui aboutit en 1981 à l'abrogation de l'article du Code pénal qui permettait à un violeur d'échapper à la condamnation en épousant sa victime. Son histoire a inspiré le film La moglie più bella (1970).

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de S.E. Cheikha Hind bint Hamad Al Thani

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

S.E. Cheikha Hind bint Hamad Al Thani

Qatar · Vice-présidente et directrice générale de la Qatar Foundation

L’éducation donne aux femmes les moyens de transformer leur communauté et leur pays

Son histoire

15 août 1984, Doha

Fille de l'émir Hamad ben Khalifa Al Thani et de cheikha Moza, sœur de l'émir Tamim, elle est diplômée de l'Université Duke, titulaire d'un master en droits humains de l'University College London et d'un EMBA d'HEC Paris au Qatar. De 2008 à 2013, elle dirige le cabinet de l'émir et participe à la candidature du Qatar à la Coupe du monde 2022. Elle dirige aujourd'hui la Qatar Foundation, consacrée à l'éducation, à la recherche et au développement social, et préside le conseil de l'Université Hamad bin Khalifa.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucun engagement spécifique de cheikha Hind contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documenté. Son action porte sur l'éducation et le leadership féminin : elle se présente en modèle pour les jeunes Qatariennes et a débattu en 2021, avec Hillary Clinton, de l'impact disproportionné de la pandémie sur les femmes et de la nécessité d'adapter le monde du travail.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de S.A. Cheikha Fatima bint Moubarak

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

S.A. Cheikha Fatima bint Moubarak

Émirats arabes unis · Épouse du fondateur des Émirats, dirigeante d'institutions pour les femmes

L’autonomisation des femmes est essentielle au progrès des nations

Son histoire

Vers 1943, Al-Hayer (Al Aïn)

Épouse de cheikh Zayed ben Sultan Al Nahyane, fondateur des Émirats arabes unis, elle est surnommée « la Mère de la Nation ». Elle crée en 1973 la première association féminine d'Abou Dhabi, puis en 1975 l'Union générale des femmes, qu'elle préside. Elle fonde aussi le Conseil suprême de la maternité et de l'enfance et la Fondation pour le développement de la famille. Elle a fortement encouragé la scolarisation des filles, l'alphabétisation et l'entrée des femmes dans la vie publique.

Focus : son engagement pour les femmes

Elle porte le plan d'action national des Émirats pour la résolution 1325 de l'ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, qui inclut la protection des femmes contre les violences dans les conflits. Depuis 2018, l'initiative qui porte son nom forme avec ONU Femmes des centaines de femmes d'Afrique, d'Asie et du monde arabe aux métiers militaires et au maintien de la paix, complétée en 2021 par un centre d'excellence dédié.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Hanna Sheehy-Skeffington

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Hanna Sheehy-Skeffington

Irlande · Enseignante, suffragette, journaliste

Nous ne réclamons pas la charité, nous réclamons la justice. Tant que les femmes seront sous-évaluées, la nation restera incomplète

Son histoire

24 mai 1877, Kanturk – décédée le 20 avril 1946

Parmi les premières diplômées de l'université en Irlande, elle cofonde en 1908 l'Irish Women's Franchise League pour le droit de vote des femmes. En 1912, elle est emprisonnée pour avoir brisé des vitres du château de Dublin et fait une grève de la faim. En 1916, son mari, le pacifiste Francis Sheehy-Skeffington, est exécuté sans procès par un officier britannique pendant l'insurrection de Pâques ; elle refuse toute indemnisation et part dénoncer ce crime aux États-Unis.

Focus : son engagement pour les femmes

Son combat principal fut le droit de vote des femmes et l'égalité civique, obtenus en Irlande entre 1918 et 1922. Le journal qu'elle animait, The Irish Citizen, dénonçait aussi l'indulgence des tribunaux envers les violences commises contre les femmes et les enfants. En liant émancipation politique et protection des femmes, elle a ouvert la voie aux luttes féministes irlandaises du XXe siècle.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Helen Pankhurst

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Helen Pankhurst

Royaume-Uni · Militante, universitaire, spécialiste du développement

L’égalité ne consiste pas à être identique, mais à avoir le même pouvoir de décider de sa propre vie

Son histoire

1964

Arrière-petite-fille de la suffragette Emmeline Pankhurst et petite-fille de Sylvia Pankhurst, elle grandit en partie en Éthiopie. Docteure en études du développement, elle travaille pour WaterAid puis comme conseillère principale de CARE International sur les droits des femmes. En 2018, pour le centenaire du droit de vote des Britanniques, elle publie Deeds Not Words, histoire des droits des femmes d'hier à aujourd'hui, et fonde le Centenary Action Group, coalition pour l'égalité politique.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Avec CARE International, elle soutient la campagne pour l'adoption, en 2019, de la Convention 190 de l'Organisation internationale du travail contre la violence et le harcèlement au travail. Dans ses écrits, elle fait de la violence envers les femmes l'un des indicateurs clés de l'égalité et rappelle qu'un siècle après les suffragettes, l'élimination de ces violences reste le combat inachevé du féminisme.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Irene Montero

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Irene Montero

Espagne · Psychologue de formation, femme politique (Podemos)

Le féminisme est l’idée radicale selon laquelle les femmes méritent de vivre libres et sans peur

Son histoire

13 février 1988, Madrid

Militante de la Plateforme des victimes du crédit hypothécaire, elle rejoint Podemos et devient députée en 2016, puis porte-parole de son groupe parlementaire. De janvier 2020 à novembre 2023, elle est ministre de l'Égalité dans le gouvernement de Pedro Sánchez. Elle y fait adopter plusieurs réformes majeures, dont la loi sur les personnes trans et la réforme de la loi sur l'avortement. Elle siège au Parlement européen depuis 2024.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle porte la loi dite « seul un oui est un oui » (2022), qui place le consentement au cœur du droit : tout acte sexuel sans consentement devient une agression, et des centres d'aide aux victimes ouverts 24 heures sur 24 sont créés. Son application a toutefois entraîné des réductions de peine pour certains condamnés, ce qui a provoqué une vive polémique et une réforme du texte en 2023, contre son avis.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Isha Johansen

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Isha Johansen

Sierra Leone · Entrepreneuse, dirigeante sportive, philanthrope

Le sport est une plateforme puissante pour briser les barrières de genre et inspirer les filles à croire en leur potentiel

Son histoire

25 décembre 1965, Freetown

En 2004, elle fonde avec son mari le club FC Johansen, projet humanitaire destiné aux enfants orphelins et déplacés par la guerre civile. De 2013 à 2021, elle préside la Fédération sierra-léonaise de football, l'une des rares femmes au monde à diriger une fédération nationale. Première femme élue au comité exécutif de la Confédération africaine de football, elle préside sa commission du football féminin et lance Power Play Africa pour promouvoir les filles par le sport.

Focus : son combat contre le cancer du sein

Philanthrope, elle fonde la Pink Charity Foundation, première fondation privée de Sierra Leone à avoir fait don de deux mammographes et d'un échographe pour les femmes à faibles revenus. Dans un pays où l'accès au dépistage est très limité, cette initiative améliore la détection précoce du cancer du sein, clé de la survie des patientes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Jestina Mukoko

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Jestina Mukoko

Zimbabwe · Journaliste, militante des droits humains

Le courage consiste à dire la vérité même lorsque cela est dangereux

Son histoire

22 mars 1967, Gweru

Ancienne présentatrice de la télévision publique ZBC, elle dirige le Zimbabwe Peace Project, qui documente les violences politiques dans le pays. Le 3 décembre 2008, elle est enlevée chez elle par des agents de l'État, torturée et forcée d'avouer un complot imaginaire. Libérée sous caution en mars 2009, elle voit les poursuites abandonnées, puis obtient en 2018 la condamnation de l'État à l'indemniser. Elle reçoit le prix des droits humains de Weimar en 2009 et le prix Women of Courage en 2010.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Son organisation documente les violences commises lors des élections, notamment les violences sexuelles et les agressions visant les femmes lors de la campagne de 2008. Son enlèvement et son procès ont fait entrer dans le débat national la question des violences politiques contre les femmes, dans un pays où l'intimidation réduisait souvent les victimes au silence.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Jody Wilson-Raybould

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Jody Wilson-Raybould

Canada · Avocate, femme politique

Le silence ne protège jamais les victimes. La vérité, elle, ouvre la voie à la justice

Son histoire

23 mars 1971, Vancouver

Procureure de la Couronne, puis cheffe régionale de l'Assemblée des Premières Nations de Colombie-Britannique, elle est élue députée libérale en 2015. Elle devient la première personne autochtone ministre de la Justice et procureure générale du Canada. Elle démissionne en 2019 lors de l'affaire SNC-Lavalin, dénonçant des pressions politiques, puis est réélue comme indépendante. Elle a raconté son parcours dans Indian in the Cabinet (2021).

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle participe au lancement, en 2016, de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, dont le rapport final de 2019 qualifie ces violences de génocide. Ministre de la Justice, elle présente aussi en 2017 le projet de loi C-51, qui clarifie les règles du consentement en matière d'agression sexuelle, notamment l'impossibilité de consentir pour une personne inconsciente.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Kamla Bhasin

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Kamla Bhasin

Inde · Sociologue, poétesse, militante féministe

Le féminisme n’est pas une guerre contre les hommes. C’est une guerre contre les injustices qui touchent les femmes

Son histoire

24 avril 1946 – décédée le 25 septembre 2021

Spécialiste du développement, elle travaille de 1976 à 2001 pour la FAO sur les questions de genre en Asie du Sud. En 1998, elle fonde Sangat, réseau féministe sud-asiatique qui forme des générations de militantes. Autrice de nombreux livres accessibles sur le patriarcat, le genre et la masculinité, elle écrit aussi des chansons et des slogans féministes, dont une version célèbre du chant « Azadi » (liberté). Elle figure parmi les 1 000 femmes proposées pour le prix Nobel de la paix en 2005.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Coordinatrice pour l'Asie du Sud de la campagne One Billion Rising, elle mobilise des millions de personnes contre les violences faites aux femmes. Après le viol collectif de New Delhi en décembre 2012, elle devient l'une des voix les plus écoutées du mouvement de protestation. Elle travaille aussi avec les hommes sur la masculinité, convaincue qu'on ne mettra fin aux violences qu'en changeant les normes patriarcales.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Kate Sheppard

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Kate Sheppard

Nouvelle-Zélande · Suffragiste

Tout ce qui sépare les femmes de leur autonomie et de leur dignité doit être aboli

Son histoire

10 mars 1847, Liverpool – décédée le 13 juillet 1934

Installée en Nouvelle-Zélande en 1868, elle devient en 1887 responsable du droit de vote au sein de l'Union chrétienne des femmes pour la tempérance. Elle organise des pétitions massives, dont celle de 1893, signée par près de 32 000 femmes. Le 19 septembre 1893, la Nouvelle-Zélande devient le premier pays autonome au monde à accorder le droit de vote aux femmes. Première présidente du Conseil national des femmes en 1896, elle figure aujourd'hui sur le billet de 10 dollars néo-zélandais.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Son combat pour le vote était lié à la lutte contre l'alcoolisme, alors largement associé aux violences conjugales et à la misère des familles. Elle défendait l'indépendance économique des femmes mariées, le droit au divorce et l'idée que le mariage devait être un partenariat d'égales. Pour elle, le vote était un moyen de protéger les femmes des violences et de l'arbitraire masculin.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Louise Bennett-Coverley (« Miss Lou »)

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Louise Bennett-Coverley (« Miss Lou »)

Jamaïque · Poétesse, folkloriste, comédienne

Les femmes sont la colonne vertébrale de notre nation ; nous devons nous assurer que cette colonne reste droite, forte et protégée contre toute oppression

Son histoire

7 septembre 1919, Kingston – décédée le 26 juillet 2006

Surnommée « Miss Lou », elle écrit et récite ses poèmes en créole jamaïcain (patois) à une époque où cette langue est méprisée par les élites. Formée à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, elle travaille pour la BBC, puis anime à la télévision jamaïcaine l'émission pour enfants Ring Ding (1970-1982). Son recueil Jamaica Labrish (1966) est un classique. Elle reçoit l'Ordre de la Jamaïque, puis l'Ordre du Mérite en 2001, et devient une icône de l'identité culturelle jamaïcaine.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucune campagne spécifique de Louise Bennett-Coverley contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documentée. Ses poèmes donnent toutefois une voix aux femmes des classes populaires jamaïcaines : marchandes, domestiques, mères de famille. Avec humour et satire, elle y met en scène leur débrouillardise et leur résistance face aux hiérarchies sociales et à la domination masculine.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Loujain Al-Hathloul

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Loujain Al-Hathloul

Arabie saoudite · Militante des droits des femmes

Nous continuons à nous battre pour que chaque femme puisse être l’unique maîtresse de son propre destin, sans autorisation ni barrière

Son histoire

31 juillet 1989

Diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique (Canada), elle devient l'une des figures de la campagne pour le droit des Saoudiennes à conduire. En 2014, elle est arrêtée et détenue 73 jours pour avoir tenté d'entrer dans le royaume au volant depuis les Émirats. Elle est de nouveau arrêtée en mai 2018, quelques semaines avant la levée de l'interdiction de conduire, et reste détenue près de trois ans. Libérée en février 2021, elle reste frappée d'une interdiction de voyager. Elle reçoit le prix Václav Havel en 2020.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle combat le système de tutelle masculine, qui soumettait les Saoudiennes à l'autorisation d'un homme pour voyager, se marier ou travailler, et qu'elle décrit comme une violence institutionnelle. Sa famille a rapporté qu'en détention, elle avait subi tortures, électrocutions et harcèlement sexuel, ce que les autorités démentent. Son cas est devenu un symbole mondial des violences infligées aux défenseuses des droits des femmes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Lydia Cacho

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Lydia Cacho

Mexique · Journaliste, écrivaine

Le silence protège les prédateurs, jamais les victimes

Son histoire

12 avril 1963, Mexico

En 2000, elle fonde à Cancún un centre d'accueil pour les femmes et les enfants victimes de violences. En 2005, son livre Los demonios del Edén révèle un réseau de pédocriminalité impliquant des hommes d'affaires influents. Arrêtée la même année pour diffamation, elle est transférée pendant vingt heures et maltraitée ; des enregistrements révèlent ensuite un complot entre le gouverneur de Puebla et un homme d'affaires. En 2018, le Comité des droits de l'homme de l'ONU condamne le Mexique. Menacée, elle quitte son pays en 2019.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle consacre sa vie à dénoncer l'exploitation sexuelle des femmes et des enfants et la complicité des puissants. Son livre Esclavas del poder (2010) enquête sur les réseaux de traite à travers le monde. Son refuge de Cancún accompagne les victimes de violences conjugales et sexuelles. Ses révélations ont contribué à l'arrestation, en 2021, de l'ancien gouverneur impliqué dans sa détention.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Maria da Penha

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Maria da Penha

Brésil · Pharmacienne biochimiste, militante

Une vie sans violence est un droit fondamental pour chaque femme. La loi doit être le bouclier qui empêche la tragédie de se répéter derrière les portes closes

Son histoire

1er février 1945, Fortaleza

En 1983, son mari lui tire dessus pendant son sommeil : elle reste paraplégique. Quelques mois plus tard, il tente de l'électrocuter. Malgré deux condamnations, il reste libre pendant près de vingt ans en raison des lenteurs judiciaires. Maria da Penha raconte son histoire dans un livre publié en 1994 et fonde en 2009 l'Institut Maria da Penha, consacré à la prévention des violences domestiques.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Avec des ONG, elle porte son affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l'homme, qui condamne en 2001 le Brésil pour sa tolérance envers les violences domestiques. Cette décision aboutit à la loi 11.340 du 7 août 2006, dite « loi Maria da Penha », qui crée des mesures de protection d'urgence et des tribunaux spécialisés. L'ONU la considère comme l'une des législations les plus avancées au monde.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Maria Sarungi Tsehai

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Maria Sarungi Tsehai

Tanzanie · Entrepreneuse des médias, journaliste, militante

Le silence n’a jamais protégé les victimes ; il protège seulement les auteurs

Son histoire

Date non communiquée

Diplômée en sciences humaines de l'Université Eötvös Loránd de Budapest, elle fonde l'agence Compass Communications, dirige le concours Miss Universe Tanzanie et crée la chaîne en ligne Kwanza TV. Elle lance ensuite le mouvement citoyen Change Tanzania, puis Shangazi Power, et dirige la chaîne indépendante Mwanzo TV. Exilée au Kenya, elle est brièvement enlevée à Nairobi par des hommes armés en janvier 2025, avant d'être relâchée.

Focus : son engagement pour les femmes

Son combat porte surtout sur la démocratie et la liberté d'expression, et non spécifiquement sur les violences faites aux femmes ou le cancer du sein. Elle utilise toutefois les médias pour encourager l'éducation des jeunes femmes et dénoncer les discriminations. Elle est elle-même la cible de menaces, d'intimidations physiques et de campagnes misogynes en ligne.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Mekfoula Mint Brahim

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Mekfoula Mint Brahim

Mauritanie · Biologiste moléculaire, militante des droits humains

Défendre les droits humains ne devrait jamais être un acte de courage exceptionnel

Son histoire

Fin des années 1960, Tawaz (Adrar) ; date exacte inconnue

Biologiste moléculaire au Centre national d'oncologie, elle préside l'ONG Pour une Mauritanie verte et démocratique, fondée en 2009, qui mène des projets d'autonomisation des femmes rurales. Elle dénonce les discriminations contre les femmes, les Haratines et les Afro-Mauritaniens, ainsi que la persistance de l'esclavage. En 2014, une fatwa est lancée contre elle après son soutien à un blogueur condamné à mort. Arrêtée à deux reprises en 2020, elle reçoit la même année le prix Front Line Defenders pour l'Afrique.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle combat l'extrémisme religieux qui justifie l'oppression des femmes et prend la parole, dans les médias et sur les réseaux sociaux, contre les violences et les discriminations qu'elles subissent. Elle soutient l'adoption d'une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, plusieurs fois repoussée au Parlement sous la pression des milieux conservateurs, malgré les campagnes de dénigrement et les menaces de mort.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Mona Eltahawy

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Mona Eltahawy

Égypte · Journaliste, essayiste

Les femmes du Moyen-Orient n’ont pas besoin qu’on les sauve. Elles ont besoin qu’on cesse de les opprimer

Son histoire

1er août 1967, Port-Saïd

Ancienne correspondante de l'agence Reuters au Caire et à Jérusalem, elle devient une chroniqueuse reconnue. En novembre 2011, lors des manifestations près de la place Tahrir, elle est arrêtée par la police anti-émeute, frappée, les deux bras cassés, et agressée sexuellement pendant sa détention. En 2012, son essai « Why Do They Hate Us? » (Foreign Policy) suscite un vaste débat. Elle publie ensuite Headscarves and Hymens (2015) et The Seven Necessary Sins for Women and Girls (2019).

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle dénonce le harcèlement et les agressions sexuelles dans l'espace public égyptien, les « tests de virginité » imposés à des manifestantes en 2011 et les mutilations génitales féminines. En 2018, après avoir révélé une agression subie à 15 ans pendant le pèlerinage à La Mecque, elle lance le mot-clé #MosqueMeToo, qui libère la parole de milliers de femmes musulmanes sur les violences dans les lieux religieux.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Ndeye Fatou Kane

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Ndeye Fatou Kane

Sénégal · Écrivaine, chercheuse en sociologie du genre

Les femmes n’ont pas besoin qu’on leur donne une voix ; elles ont besoin qu’on les écoute

Son histoire

1986, Dakar

Petite-fille de l'écrivain Cheikh Hamidou Kane, elle publie son premier roman, Le Malheur de vivre, en 2014. Son essai Vous avez dit féministe ? (2018) interroge la place du féminisme au Sénégal et en Afrique et rencontre un large écho. Doctorante en sociologie du genre à l'EHESS, à Paris, elle intervient régulièrement dans les médias et les débats publics sur les droits des femmes.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle s'impose comme l'une des voix féministes de sa génération au Sénégal, où elle dénonce la culture du silence autour des violences sexuelles et la pression sociale qui pèse sur les victimes. Elle participe aux mobilisations numériques qui suivent la vague #MeToo en Afrique de l'Ouest et soutient la loi de 2020 qui fait du viol un crime au Sénégal, alors qu'il n'était jusque-là qu'un délit.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Nguyễn Thị Bình

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Nguyễn Thị Bình

Vietnam · Diplomate, femme politique

La paix durable repose sur la justice et le respect de la dignité humaine

Son histoire

26 mai 1927

Petite-fille du lettré patriote Phan Chu Trinh, elle est emprisonnée par les autorités coloniales françaises de 1951 à 1953. Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement révolutionnaire provisoire du Sud-Vietnam, elle dirige sa délégation aux négociations de paix de Paris et signe les accords du 27 janvier 1973, seule femme signataire. Elle est ensuite ministre de l'Éducation (1976-1987), puis vice-présidente de la République de 1992 à 2002.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucune action spécifique de Nguyễn Thị Bình contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documentée. Elle incarne le rôle des femmes dans la paix et la reconstruction et, à la tête d'une fondation pour la paix et le développement, elle soutient les victimes de l'agent orange, dont de nombreuses femmes et enfants.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Nice Nailantei Leng'ete

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Nice Nailantei Leng'ete

Kenya · Militante contre les mutilations génitales féminines

Chaque fille mérite la possibilité de réaliser ses rêves

Son histoire

Vers 1991, comté de Kajiado

Orpheline très jeune, elle s'enfuit à 8 ans avec sa sœur pour échapper à l'excision, en se cachant dans un arbre. Soutenue par son grand-père, elle refuse à nouveau la coupe et devient la première fille de son village à aller au lycée. Avec l'ONG Amref Health Africa, elle entreprend de convaincre les anciens de sa communauté, qui finissent par lui remettre leur bâton de parole, un honneur jusque-là réservé aux hommes. Elle figure en 2018 dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du magazine Time.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle promeut des « rites de passage alternatifs » : des cérémonies qui célèbrent l'entrée des filles dans l'âge adulte sans mutilation, en conservant les dimensions culturelles de la tradition. Cette approche, fondée sur le dialogue avec les anciens plutôt que sur la confrontation, aurait permis d'épargner l'excision et le mariage précoce à plus de 15 000 filles.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Norma Cruz

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Norma Cruz

Guatemala · Militante des droits humains

Chaque féminicide commence par des violences ignorées

Son histoire

1962, Guatemala (ville)

Leader étudiante et militante des droits humains, elle voit sa fille Claudia victime de violences sexuelles de la part de son beau-père. Elles se battent ensemble pendant des années pour obtenir justice : l'agresseur est condamné à vingt ans de prison, une peine exceptionnelle au Guatemala. De ce combat naît la Fondation Sobrevivientes (Survivantes), centre d'aide ouvert en 1996 puis constitué en association en 2003. Elle reçoit le prix international Women of Courage en 2009 et la Légion d'honneur en 2011.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Sa fondation offre aux femmes victimes de violences un accompagnement juridique, psychologique et social, ainsi qu'un refuge pour les femmes et les enfants. Elle soutient aussi les familles des victimes de féminicides et a contribué à faire condamner des dizaines d'auteurs de meurtres de femmes, dans un pays marqué par l'impunité. Son engagement lui a valu des menaces de viol et de mort, et un attentat contre ses bureaux en 2011.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Phumzile Mlambo-Ngcuka

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Phumzile Mlambo-Ngcuka

Afrique du Sud · Enseignante, femme politique, dirigeante internationale

Le féminisme consiste à s’assurer que toutes les femmes bénéficient de tous leurs droits humains

Son histoire

3 novembre 1955

Militante anti-apartheid, enseignante puis responsable associative, elle entre au Parlement en 1994. Ministre des Minerais et de l'Énergie (1999-2005), elle devient en 2005 la première femme vice-présidente d'Afrique du Sud, jusqu'en 2008. De 2013 à 2021, elle dirige ONU Femmes avec rang de secrétaire générale adjointe des Nations unies. Elle y lance en 2014 le mouvement HeForShe, qui invite les hommes à s'engager pour l'égalité, et co-organise en 2021 le Forum Génération Égalité.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

À la tête d'ONU Femmes, elle fait des violences une priorité mondiale : elle amplifie la campagne « Orangez le monde » et lance en 2017, avec l'Union européenne, l'Initiative Spotlight, programme de plusieurs centaines de millions d'euros pour éliminer les violences faites aux femmes et aux filles. Pendant la pandémie de Covid-19, elle alerte sur la « pandémie de l'ombre » que constitue l'explosion des violences domestiques.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Pung Chhiv Kek (Kek Galabru)

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Pung Chhiv Kek (Kek Galabru)

Cambodge · Médecin, militante des droits humains

La justice ne doit jamais dépendre de la richesse, du genre ou du pouvoir

Son histoire

4 octobre 1942, Phnom Penh

Formée à la médecine en France, elle joue un rôle clé dans l'ouverture du dialogue entre Hun Sen et le prince Sihanouk, qui mène aux accords de paix de Paris en 1991. En 1992, elle fonde la LICADHO (Ligue cambodgienne pour la promotion et la défense des droits de l'homme), qu'elle dirige au prix de nombreuses menaces. L'organisation éduque la population à ses droits et défend en justice les victimes de torture et de violences policières. Elle figure parmi les 1 000 femmes proposées pour le prix Nobel de la paix en 2005.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

La LICADHO défend devant les tribunaux des victimes de violences conjugales, de viol et de traite, en majorité des femmes et des enfants, et documente ces violences dans des rapports réguliers. Elle préside aussi le CAMBOW, coalition d'une trentaine d'organisations créée en 2000, qui a plaidé pour l'adoption de la loi de 2005 contre les violences domestiques et de la loi de 2008 contre la traite.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Rosa Monteiro

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Rosa Monteiro

Portugal · Sociologue, professeure d'université, ancienne secrétaire d'État

La violence contre les femmes et les filles est devenue une pandémie de l’ombre

Son histoire

Date non communiquée

Chercheuse au Centre d'études sociales de l'Université de Coimbra, spécialiste des politiques d'égalité de genre, elle est secrétaire d'État à la Citoyenneté et à l'Égalité de 2017 à 2022, dans les gouvernements d'António Costa. Elle y pilote la Stratégie nationale pour l'égalité et la non-discrimination « Portugal + Igual » (2018-2030). Elle a reçu le prix Maria Barroso pour sa contribution à l'égalité femmes-hommes.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Après une série de féminicides en 2019, elle réunit une équipe pluridisciplinaire autour de trois axes : des statistiques officielles, une réponse aux victimes dans les 72 heures suivant la plainte et l'analyse rétrospective des homicides conjugaux. Elle étend le réseau national d'aide aux victimes et, en 2021, alerte l'ONU sur la « pandémie de l'ombre » des violences aggravées par les confinements.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Rosie Batty

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Rosie Batty

Australie · Militante contre les violences familiales

Les violences familiales se nourrissent du silence et du déni. C’est notre devoir collectif de regarder la réalité en face pour protéger les mères et leurs enfants

Son histoire

1962, Nottinghamshire (Angleterre)

Élevée dans une ferme anglaise, elle s'installe en Australie en 1988. Le 12 février 2014, son fils Luke, 11 ans, est tué par son père à l'issue d'un entraînement de cricket à Tyabb (Victoria). Dès le lendemain, elle déclare publiquement que la violence familiale peut toucher tout le monde, un témoignage qui bouleverse le pays. Elle crée la Luke Batty Foundation, publie A Mother's Story et est nommée Australienne de l'année 2015. Elle est faite Officier de l'Ordre d'Australie en 2019.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Son action pousse l'État de Victoria à créer en 2015 une Commission royale sur la violence familiale, qui débouche sur 2,7 milliards de dollars australiens pour la prévention et l'aide aux victimes. Par sa campagne « Never Alone », elle fait sortir la violence conjugale de la sphère privée et obtient des changements dans les pratiques de la police, de la justice et des services sociaux.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Rumaitha Al Busaidi

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Rumaitha Al Busaidi

Oman · Scientifique marine, militante, entrepreneuse

Les femmes doivent être présentes partout où les décisions concernant notre avenir sont prises

Son histoire

Date non communiquée

Titulaire de masters en sciences de l'environnement et en aquaculture, puis diplômée de la Harvard Kennedy School, elle travaille sur la diversification économique et la transition énergétique d'Oman. Elle est considérée comme la première femme analyste de football du monde arabe et la plus jeune Omanaise à avoir atteint le pôle Sud. Elle a conseillé l'administration américaine sur l'aide étrangère face au climat. Sa conférence TED de 2021 dépasse le million de vues, et elle figure en 2023 dans la liste BBC 100 Women.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucun engagement spécifique de Rumaitha Al Busaidi contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documenté. Son combat porte sur l'autonomisation des femmes arabes : elle a fondé WomeX, une plateforme qui enseigne la négociation aux femmes entrepreneures, et défend l'idée que l'éducation et l'emploi des femmes sont la première solution face au changement climatique.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Ruth Dreifuss

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Ruth Dreifuss

Suisse · Économiste, syndicaliste, femme politique (PS)

L’égalité n’est pas un cadeau ; c’est un droit

Son histoire

9 janvier 1940, Saint-Gall

Secrétaire de l'Union syndicale suisse de 1981 à 1993, elle est élue au Conseil fédéral en 1993, après la non-élection de Christiane Brunner qui avait provoqué une forte mobilisation féministe. Cheffe du Département fédéral de l'intérieur jusqu'en 2002, elle défend l'assurance maladie obligatoire et une politique innovante en matière de drogues. En 1999, elle devient la première femme présidente de la Confédération. Elle préside ensuite la Commission globale sur la politique en matière de drogues.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Ministre chargée de l'égalité, elle conduit l'adoption de la loi fédérale sur l'égalité entre femmes et hommes (1995), qui interdit notamment le harcèlement sexuel au travail en le qualifiant de discrimination. La même année, elle représente la Suisse à la conférence mondiale de Pékin, dont le programme d'action fait de l'élimination des violences faites aux femmes l'une de ses priorités, et prévient que des retours en arrière restent toujours possibles.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

S.A.R. la Grande-Duchesse Maria Teresa

Luxembourg · Grande-Duchesse de Luxembourg, diplômée en sciences politiques

Si nous ne pouvons pas arrêter la guerre, empêchons au moins le viol comme arme de guerre

Son histoire

22 mars 1956, La Havane

Sa famille quitte Cuba en 1959. Diplômée en sciences politiques de l'Université de Genève, elle épouse en 1981 le prince Henri, qui devient grand-duc en 2000 et abdique en octobre 2025 au profit de leur fils Guillaume. Ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO, elle s'engage pour l'éducation, la microfinance et les droits des enfants, notamment à travers la Fondation du Grand-Duc et de la Grande-Duchesse.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle s'engage particulièrement pour les survivantes de violences sexuelles dans les conflits armés. En 2019, elle organise au Luxembourg le forum « Stand Speak Rise Up! », avec le Dr Denis Mukwege et Nadia Murad, deux prix Nobel de la paix, pour donner la parole aux victimes et mobiliser les décideurs. L'initiative est depuis devenue durable et soutient la réparation et la reconstruction des survivantes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de S.A.S. la Princesse Grace de Monaco

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

S.A.S. la Princesse Grace de Monaco

Monaco · Actrice, princesse de Monaco

La charité commence par la compréhension des souffrances invisibles de ceux qui nous entourent

Son histoire

12 novembre 1929, Philadelphie – décédée le 14 septembre 1982

Sous le nom de Grace Kelly, elle tourne notamment pour Alfred Hitchcock (Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, La Main au collet) et reçoit l'Oscar de la meilleure actrice en 1955. En 1956, elle épouse le prince Rainier III et renonce au cinéma. Princesse de Monaco, elle fonde l'AMADE (Association mondiale des amis de l'enfance) en 1963 et la Fondation Princesse Grace en 1964, et soutient les arts, notamment la danse. Elle meurt des suites d'un accident de voiture.

Focus : son engagement pour les femmes

Aucune action spécifique de la princesse Grace contre les violences faites aux femmes ou le cancer du sein n'est documentée. Son engagement a porté sur la protection de l'enfance, l'aide aux familles et le soutien aux artistes. La Fondation Princesse Grace et l'AMADE, qu'elle a créées, poursuivent aujourd'hui des programmes humanitaires qui bénéficient aussi aux femmes et aux mères en situation de vulnérabilité.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Sayaka Osakabe

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Sayaka Osakabe

Japon · Militante contre le harcèlement lié à la maternité

Je veux créer une société où les femmes n’ont pas à choisir entre leur carrière et leur maternité

Son histoire

Date non communiquée

Employée d'une maison d'édition, elle subit deux fausses couches alors que son employeur l'oblige à maintenir de longues heures de travail et la pousse à démissionner. En 2014, elle fonde Matahara Net, premier groupe de soutien japonais contre la « matahara » (maternity harassment), le harcèlement des femmes enceintes ou jeunes mères au travail. En 2015, elle devient la première Japonaise à recevoir le prix international Women of Courage du département d'État américain.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle fait reconnaître le harcèlement lié à la maternité comme une violence au travail, longtemps banalisée au Japon, où de nombreuses femmes étaient poussées à quitter leur emploi. Son action accompagne un arrêt de la Cour suprême de 2014 jugeant illégale la rétrogradation d'une salariée enceinte, puis la réforme entrée en vigueur en 2017, qui oblige les employeurs à prévenir ce harcèlement.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Seo Ji-hyun

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Seo Ji-hyun

Corée du Sud · Procureure

Il m’a fallu huit ans pour surmonter le sentiment que j’avais fait quelque chose de mal. Je voulais dire aux autres victimes que ce n’est pas de leur faute

Son histoire

Date non communiquée

En janvier 2018, cette procureure accuse publiquement, sur l'intranet du parquet puis en direct à la télévision (JTBC), un haut responsable du ministère de la Justice de l'avoir agressée sexuellement lors de funérailles en 2010. Elle affirme aussi avoir subi une mutation punitive après s'en être plainte. L'accusé est condamné en première instance pour abus de pouvoir, avant d'être finalement acquitté. En 2020, elle dirige au ministère de la Justice un groupe de travail sur les crimes sexuels numériques.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Son témoignage déclenche le mouvement #MeToo en Corée du Sud : dans les semaines suivantes, des femmes du théâtre, de la littérature et de la politique dénoncent à leur tour des agressions, jusqu'à la condamnation d'un gouverneur de province. En brisant le silence au sein même de l'institution judiciaire, elle a montré que les violences sexuelles touchaient tous les milieux et poussé les autorités à renforcer la protection des victimes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Sigrid Kaag

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Sigrid Kaag

Pays-Bas · Diplomate, femme politique (D66)

L’égalité des genres n’est pas une option, c’est une condition préalable à une sécurité mondiale durable

Son histoire

2 novembre 1961, Rijswijk

Après une longue carrière aux Nations unies, elle dirige en 2013-2014 la mission conjointe ONU-OIAC chargée d'éliminer les armes chimiques syriennes, puis coordonne l'ONU au Liban. Aux Pays-Bas, elle est ministre du Commerce extérieur et de la Coopération (2017-2021), des Affaires étrangères, puis des Finances et vice-Première ministre (2022-2024). Cheffe du parti D66 de 2020 à 2023, elle devient ensuite coordinatrice humanitaire de l'ONU pour Gaza.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Sigrid Kaag a elle-même été la cible de nombreuses menaces et d'intimidations, y compris devant son domicile. En 2023, elle annonce son retrait de la politique néerlandaise en évoquant la haine et les menaces qui visent sa famille. Son cas est devenu un symbole des violences qui visent spécifiquement les femmes engagées en politique.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Sofia Bekatorou

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Sofia Bekatorou

Grèce · Navigatrice (voile), championne olympique

Parler n’est pas seulement un acte de libération personnelle, c’est un devoir envers les générations futures. Nous devons construire une société où la vérité protège et où la honte change enfin de camp

Son histoire

26 décembre 1977, Athènes

Avec Emilia Tsoulfa, elle remporte la médaille d'or olympique en 470 aux Jeux d'Athènes en 2004, après plusieurs titres de championne du monde. Elle décroche ensuite le bronze en Yngling à Pékin en 2008. Élue avec sa coéquipière navigatrice mondiale de l'année en 2002, elle est porte-drapeau de la Grèce aux Jeux de Rio en 2016. Elle est l'une des sportives les plus titrées de l'histoire de son pays.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

En janvier 2021, elle révèle avoir été agressée sexuellement en 1998, à 21 ans, par un haut responsable de la fédération hellénique de voile. Son témoignage déclenche le mouvement #MeToo en Grèce : de nombreuses sportives, actrices et étudiantes dénoncent à leur tour des violences sexuelles, et plusieurs affaires sont portées devant la justice. Le gouvernement annonce alors des mesures pour mieux protéger les victimes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Sophie Wilmès

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Sophie Wilmès

Belgique · Femme politique (MR), diplômée en communication et en gestion financière

L’égalité est un combat quotidien

Son histoire

15 janvier 1975, Ixelles

Élue locale à Rhode-Saint-Genèse, puis députée fédérale, elle devient ministre du Budget en 2015. En octobre 2019, elle est la première femme Première ministre de Belgique et pilote la gestion de la crise du Covid-19. Elle devient ensuite la première femme ministre des Affaires étrangères du pays. En 2022, elle démissionne pour accompagner son mari atteint d'un cancer du cerveau. Elle siège au Parlement européen depuis 2024.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre 2019, Première ministre, elle porte le ruban blanc et appelle à bâtir une société où chaque femme peut se sentir en sécurité, chez elle comme ailleurs. En 2021, interrogée sur la cause prioritaire pour l'égalité, elle cite d'abord les violences faites aux femmes, aggravées par les confinements. Son parcours de pionnière nourrit aussi son plaidoyer contre le sexisme en politique.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Susana Trimarco

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Susana Trimarco

Argentine · Militante contre la traite des êtres humains

Ils ont pris ma fille, mais ils m’ont donné la force de me battre pour toutes les filles disparues dans les griffes de la traite. Je ne m’arrêterai jamais

Son histoire

Date non communiquée

Sa fille, María de los Ángeles « Marita » Verón, est enlevée le 3 avril 2002 à San Miguel de Tucumán par un réseau de traite à des fins d'exploitation sexuelle. Pour la retrouver, Susana Trimarco infiltre elle-même des maisons closes, parfois déguisée, et libère au passage de nombreuses femmes séquestrées. En 2007, elle fonde la Fondation María de los Ángeles et reçoit le prix international Women of Courage. Marita n'a jamais été retrouvée.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Son combat conduit l'Argentine à adopter en 2008 sa première loi contre la traite, durcie en 2012 après l'acquittement des accusés dans l'affaire Marita, qui avait provoqué une indignation nationale. Avec sa fondation, qui accompagne gratuitement les victimes et leurs familles, elle aurait contribué à libérer plus de 8 500 femmes des réseaux d'exploitation sexuelle. L'Université de Buenos Aires l'a faite docteure honoris causa en 2013.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Tarana Burke

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Tarana Burke

États-Unis · Militante, organisatrice communautaire

Le mouvement n’est pas né d’une simple colère, il est né de l’empathie. Dire «Moi aussi», c’est briser l’isolement de la victime et transférer instantanément la honte du côté de l’agresseur

Son histoire

12 septembre 1973, le Bronx (New York)

Elle-même survivante de violences sexuelles dans son enfance et son adolescence, elle travaille auprès des jeunes à Selma, en Alabama. En 2006, elle fonde le mouvement « Me Too » pour soutenir les jeunes filles noires victimes de violences sexuelles. En octobre 2017, après l'affaire Weinstein, le mot-clé #MeToo devient mondial et elle est reconnue comme la fondatrice du mouvement. Elle figure parmi les « briseuses de silence », personnalité de l'année 2017 du magazine Time, et publie ses mémoires, Unbound, en 2021.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Sa démarche repose sur « l'empathie qui donne du pouvoir » : permettre aux survivantes, en particulier aux femmes noires et issues de milieux défavorisés, de savoir qu'elles ne sont pas seules. Au-delà de la dénonciation, elle insiste sur la guérison des victimes, la prévention et le changement des cultures qui tolèrent les violences, à travers l'organisation Me Too International.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Waris Dirie

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Waris Dirie

Somalie · Mannequin, écrivaine, militante

Le jour où la femme sera respectée, le monde entier changera

Son histoire

1965, région de Galkayo

Née dans une famille nomade, elle subit l'excision à 5 ans. À 13 ans, elle fuit un mariage forcé avec un homme âgé et rejoint Londres, où elle travaille comme domestique. Repérée par le photographe Terence Donovan, elle devient un mannequin international (calendrier Pirelli, campagnes Revlon). Son autobiographie Fleur du désert (1998), adaptée au cinéma en 2009, devient un best-seller mondial.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

En 1997, elle révèle publiquement son excision dans une interview. De 1997 à 2003, elle est ambassadrice spéciale de l'ONU contre les mutilations génitales féminines. En 2002, elle crée à Vienne la Desert Flower Foundation, qui mène des campagnes de sensibilisation et a contribué à ouvrir des centres médicaux proposant une chirurgie réparatrice aux femmes excisées, comme à Berlin en 2013.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Wassyla Tamzali

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Wassyla Tamzali

Algérie · Avocate, essayiste, militante féministe

Le féminisme est une liberté universelle

Son histoire

1941, Alger

Fille d'une famille bourgeoise dont le père fut assassiné en 1957, pendant la guerre d'indépendance, elle exerce comme avocate au barreau d'Alger de 1966 à 1977. Elle rejoint ensuite l'UNESCO, où elle dirige pendant plus de vingt ans le programme consacré aux droits des femmes. Revenue en Algérie, elle publie des essais remarqués, Une éducation algérienne (2007) et Une femme en colère (2009), et fonde à Alger l'espace artistique Les Ateliers sauvages.

Focus : son combat contre les violences faites aux femmes

Elle combat le Code de la famille de 1984, qui place les Algériennes sous tutelle masculine et légitime des violences au sein du foyer. Elle dénonce aussi les crimes subis par les femmes durant la « décennie noire », enlevées, violées ou assassinées par les groupes islamistes. Opposée au relativisme culturel, elle défend l'universalité des droits des femmes face à toutes les formes de violence et d'oppression.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

Portrait artistique de Zoulikha Nasri

Portrait artistique réalisé avec l’assistance de l’intelligence artificielle

Zoulikha Nasri

Maroc · Juriste, haute fonctionnaire, conseillère royale

La création d’une Commission Royale chargée de faire évoluer le statut des femmes est une réponse directe au nouveau rôle de la femme

Son histoire

1935 à Oujda (1945 selon certaines sources) – décédée le 16 décembre 2015

Diplômée en droit et de l'École nationale d'administration, docteure en droit des assurances, elle fait carrière au ministère des Finances, dont elle devient directrice des assurances en 1994. En 1997, elle est secrétaire d'État à l'Entraide nationale, l'une des quatre premières femmes du gouvernement. Elle devient ensuite la première femme conseillère d'un roi du Maroc, auprès de Hassan II puis de Mohammed VI. Elle dirige la Fondation Mohammed V pour la solidarité, notamment l'opération Marhaba d'accueil des Marocains de l'étranger.

Focus : son engagement pour les femmes

Son action a porté surtout sur la solidarité et la lutte contre la pauvreté, et non spécifiquement sur les violences faites aux femmes ou le cancer du sein. Elle a toutefois soutenu publiquement la réforme du Code de la famille (Moudawana) de 2004, qui a renforcé les droits des Marocaines, en affirmant qu'être ministre ou magistrate ne servait à rien sans égalité des droits entre hommes et femmes.

Les personnalités présentées dans cette exposition le sont exclusivement dans le cadre d’une démarche éditoriale, culturelle et de sensibilisation d’intérêt général, en raison de leur parcours, de leurs engagements ou de leur contribution aux droits, à la santé et à l’émancipation des femmes. Leur représentation dans l’exposition ne saurait être interprétée comme un soutien, un parrainage ou une affiliation à Mots et Maux de Femmes ou à la campagne Swing for Women, sauf mention expresse contraire.

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