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Le projet de Mots et Maux de femmes offre un espace où la parole est entendue, partagée, comprise. Où les mots peuvent circuler, s’immiscer au cœur de nos corps, de nos veines, qui que nous soyons, et voyager dans les profondeurs de nos émotions. Pour que la règle soit l’espace de liberté, le respect, l’intégrité et non plus la frustration, l’humiliation, la violence et l’impunité. Sensibilisée en tant que femme, photographe et artiste, je souhaite explorer les représentations, les schémas, les paradoxes liés à la violence psychique et physique et incarner les mots, puisque telle est aussi la puissance des images, permettre une mise à distance, visuelle et temporelle, semble-t-il nécessaire à la vraie reconnaissance de la souffrance et de sa propre souffrance. C’est aussi dans ma peau d’enseignante en photographie que je me sens le devoir de soutenir un tel projet, révoltée de voir chaque année s’effondrer des étudiantes ayant subi maltraitances et abus sexuels et dont le point commun est le sentiment d’illégitimité. Il est impératif qu’elles prennent conscience qu’il n’y a pas de normalité à devoir endurer la violence, ni d’échelle de valeur qui permette ou non d’exprimer le traumatisme. Enfin, décomplexer la parole et nommer le tabou car le silence est complice.

 

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